(11Photos) Polémique autour des origines sénégalaises de Tara Gueye, la nouvelle Miss Côte d’Ivoire brise le silence

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invitée de Radio Jam, Tara Gueye, la nouvelle Miss CI 2019 a dévoilé un pan de sa vie. De ses motivations en passant par son projet social et sa volonté à affronter durant son mandat toutes critiques, Tara Gueye dit tout.

« J’ai des épaules solides », confie Tara Gueye rassurant sur sa volonté d’assumer toutes ses responsabilités au cours de son mandat. La Miss CI 2019 se dit prête à tout supporte. « Oui, je suis prête », rassure-t-elle. Sur ce qui l’a motivé à se présenter au concours Miss CI, Tara Gueye confie que c’est sur un coup de tête. « Ça s’est fait sur un coup de tête. Je n’avais pas prévu me présenter un jour », a-t-elle dévoilé précisant « qu’à la base je suis quelqu’un de timide et réservée et je ne pensais pas pouvoir prendre la parole devant des milliers de personnes ».

À l’en croire, c’est grâce à la chance qu’elle a décroché la couronne de Miss CI 2019. « La chance, parce qu’on a toutes été d’un bon niveau et c’est la chance qui nous a départagées », justifie-t-elle lorsque l’animateur lui demande les facteurs qui ont plaidé en sa faveur. Née en Côte d’Ivoire, Tara Gueye dit habiter avec ses parents le quartier d’Abatta dans la commune de Cocody.  

Après son élection, la Miss CI 2019 pense pouvoir réaliser un projet qui lui tient à cœur. Celui de la cause des enfants autistes et leur réinsertion. « J’ai dit que j’allais travailler pour la cause des enfants autistes et leur réinsertion », a-t-elle répondu parlant de son projet social. Admettant qu’ « il y a eu beaucoup de hauts et de bas » pour en arriver au soir de son élection, Tara Gueye estime qu’avec beaucoup de travail, elle pourrait faire amende honorable dans les concours internationaux, promettant au moins une couronne. « Oui, je me sens capable. Avec beaucoup de travail, je pourrais avoir une couronne », rassurant sur ses participations aux concours internationaux.

Sur le plan culinaire, Tara Gueye dit savoir cuisiner et ses mets favoris qu’elle prépare si bien sont les sauces graine et djoungblé. 

Election de Miss Côte d’Ivoire 2019 : une polémique révélatrice des tensions identitaires

La gagnante Tara Gueye, dont le père est sénégalais, a été attaquée sur ses origines. Un signe des divisions qui persistent et inquiètent à l’approche de la présidentielle de 2020.

Tara Gueye est une ravissante jeune femme. Samedi 1er juin, la demoiselle de 22 ans, qui portait déjà pour couronne celle de Miss Yamoussoukro, s’est vue sacrée Miss Côte d’Ivoire 2019. Le jury, le public de l’hôtel Ivoire comme les électeurs n’ont rien trouvé à redire à sa plastique parfaite ou à sa moralité, comme il est coutume de le faire dans ce genre de concours de beauté. Le seul accroc de la soirée, croyait-on : Suy Fatem, la Miss 2018, s’est éclipsée au cours de la cérémonie et n’a pas pu remettre son écharpe à la nouvelle élue dont le quotidien était jusque-là consacré à des études d’économie au Maroc.

Bref, tout semblait coller à la promesse des organisateurs qui, sur leur site Internet, assurent à l’endroit de toutes celles qui rêvent de devenir reine de beauté et plus prosaïquement d’empocher 10 millions de francs CFA (15 000 euros) : « Tu apprendras beaucoup de valeurs, de principes et tu t’y feras beaucoup de nouvelles amies ! Si tu gagnes, alors là, c’est le conte de fée : voyages, découverte du monde et bien d’autres merveilles. Tente ta chance, tu n’as rien à perdre ! »

Jusqu’à ce qu’une vilaine polémique apparaisse sur les réseaux sociaux. En question : la nationalité de Tara Gueye, ou plutôt ses origines. La mère de la jeune fille est ivoirienne mais son père est sénégalais. Il n’en fallait pas plus pour exciter certains esprits prêts à remettre en cause la légitimité de sa victoire. Si l’immense majorité des commentaires ont salué le sacre de Tara « née dans une marmite de beauté », d’autres internautes se sont évertués à dénoncer la victoire d’« une étrangère », interrogeant faussement si « une Ivoirienne peut désormais concourir à l’élection de Miss Côte Sénégal ? »

Des rancœurs non dissipées

La polémique pourrait paraître anodine si elle ne ramenait pas sur le devant de la scène un débat qui a largement contribué à mener le pays vers la guerre (2002-2011). Qui est ivoirien et qui ne l’est pas ? Cette question dans une nation largement construite par une immigration venue des voisins du Sahel s’est avérée particulièrement nocive, servant notamment à marginaliser les populations du nord du pays, culturellement proches de celles du Burkina Faso, du Mali ou de la Guinée.

L’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara en 2011, la victime la plus emblématique de cette exclusion, aurait pu mettre un terme à ces disputes identitaires. Mais les rancœurs ne se sont pas dissipées, notamment car le pouvoir, dans une logique de « rattrapage ethnique », a confié la majeure partie des postes de décision à des personnalités originaires du septentrion. Aujourd’hui, la présidentielle de 2020 approche et fait craindre une résurgence des violences alors que le paysage politique, sans changer de têtes d’affiche, est en pleine recomposition.

Pour résumer la situation en l’état : alors que le chef de l’Etat sortant garde le mystère sur ses intentions, un front anti-Ouattara se dessine, composé de ses anciens alliés, l’ex-président Henri Konan Bédié et l’ancien chef rebelle Guillaume Soro, qui font tous deux les yeux doux à Laurent Gbagbo, installé à Bruxelles dans l’attente de voir son cas devant la Cour pénale internationale (CPI) définitivement réglé. Ses rapprochements ont pu donner lieu à des résurgences d’un discours nationaliste, certains n’hésitant pas à parler de retrouvailles entre « vrais Ivoiriens ». Sous-entendu : les tenants du pouvoir, pour l’essentiel originaires du nord, ne le sont pas.

Preuve des tensions qui bouillonnent dans le pays, à Béoumi, dans le centre, des affrontements entre communautés baoulé et malinké à la mi-mai ont fait 22 morts. Si tout est parti d’une fausse rumeur sur la mort d’un chauffeur de moto-taxi, les discours du moment n’ont rien fait pour prévenir cette éruption de violence. Les démons ivoiriens ne sont pas morts.

Cyril Bensimon

Le concours Miss Côte d’Ivoire 2019 qui était à son apothéose le samedi 1er juin dernier a vu la sacre de la belle Tara Gueye. Les sponsors et partenaires ont donc dévoilé les lots de la nouvelle Miss Côte d’Ivoire et ses 4 dauphines.

Ce que gagnent la Miss et ses quatres dauphines

Après la finale du concours de beauté Miss Côte d’Ivoire 2019 santionnée par la brillante victoire de Tara Gueye, place maintenant aux récompenses. Les sponsors et partenaires de l’événement ont donc dévoilé les lots de la Miss et de ses quatres charmantes dauphines.

Ainsi, Tara Gueye élue Miss Côte d’Ivoire 2019 empochera la somme de 10 millions du Comité d’organisation de Miss Côte d’Ivoire (Comici), 3 millions de la première dame Dominique Ouattara , 1 millions de Mtn , 1 million de la Lonaci , un IPhone , un forfait internet mensuel, un voyage en France d’une valeur de 20 millions , un lot de 12 pagnes , une télévision 32 pouces, un abonnement, un contrat d’assurance de 576 mille , une voiture , et un permis de conduire.

Quant à Irié Satya, 1ère dauphine, elle repartira avec 2 millions du comici, 2 millions de la première dame de la Première dame, 1 million de Mtn , 400 mille de la lonaci , un IPhone , un forfait internet mensuel, un voyage en France , un lot de 10 pagnes , une télévision 32 pouces, un abonnement Canal et un contrat d’assurance de 384 mille.

Pour sa part, Koné Leila, la 2 ème dauphine, se vera remettre la somme de 1,5 millions du comici, 1 million de la première dame, 1 millions de Mtn, 200 milles de la lonaci, un IPhone, un forfait mensuel, un voyage en France, un lot de 8 pagnes, une télévision 32 pouces, un abonnement Canal et un contrat d’assurance de 192 mille.

La 3ème dauphine, Larry Calixte, quant à elle aura 1 million du comici, 500 mille de la Première dame, 200 mille de la lonaci, un IPhone, un forfait mensuel, un voyage en France, un lot de 6 pagnes, une télévision 32 pouces, un abonnement Canal, un contrat d’assurance de 192 milles.

Quant à la 4ème dauphine, Deza Laeticia, elle empochera 500 mille du comici, 500 mille de la première dame, 200 mille de la lonaci, un IPhone, un forfait internet mensuel, un voyage en France, un lot 6 de pagnes, une télévision 32 pouces et un abonnement, un contract d’assurance 192 mille

Notons que les finalistes malheureuses auront chacune 100 mille du comici, 50% réduction permis de conduire et 130 mille de la première dame .

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