4 ANS DE PRISON FERME ET MANDAT D’ARRET: Les portes de la prison s’ouvrent encore pour Luc Nicolaï

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L’avenir ne se présente pas sous de bons auspices pour Luc Nicolaï. Hier, le promoteur de lutte a reçu le couperet du juge de la Cour d’appel de Saint-Louis qui l’a condamné à 5 ans de prison, dont 4 ans fermes, en sus du mandat d’arrêt. Le juge veut ainsi renvoyer le patron de «Luc Nicolaï and Co» en prison. Mais, pour ses avocats, le mandat d’arrêt ne peut pas être exécuté.

Les portes de la prison s’ouvrent encore pour Luc Nicolaï. Hier, le juge de la Cour d’appel de Saint-Louis a prononcé la sentence, condamnant le promoteur de lutte à 5 ans de prison dont un an assorti du sursis. Le juge a également prononcé le mandat d’arrêt contre Luc Nicolaï qui n’était pas à l’audience. Ce qui constitue un ticket gratuit pour la prison, pour le patron de «Luc Nicolaï and Co». Ce dernier devra aussi payer au total 300 millions de francs à l’hôtel Lamantin Beach et son patron Bertrand Touly. Mais, pour l’heure, le mandat d’arrêt n’ayant pas été exécuté, le promoteur de lutte n’a pas encore atterri à la prison. Selon son conseil Me Baboucar Cissé, Luc Nicolaï ne peut pas aller en prison, en dépit du mandat d’arrêt. «Luc Nicolaï bénéficie d’une libération conditionnelle et il n’a pas encore enfreint aux prescriptions de la libération conditionnelle. Même s’il y a un mandat d’arrêt, il ne doit pas aller en prison», explique la robe noire. L’avocat du promoteur mbourois, qui n’est pas d’accord avec la décision de la Cour d’appel de Saint-Louis, compte attaquer l’arrêt de la Cour devant la Cour suprême.
L’avocat se dit, par ailleurs, «surpris» par la décision, pour un dossier qui, selon lui, «ne présente aucune urgence». En fait, c’est le 11 juillet que le dossier a été enrôlé au niveau de la Cour d’appel de Saint-Louis, renvoyé au 19 septembre, le juge Bodian a voulu retenir le dossier, malgré les demandes de renvoi des avocats qui estimaient que le dossier n’était pas en état d’être jugé. A la date du 19 septembre, un incident d’audience a eu lieu, après que des avocats nouvellement constitués ont demandé un nouveau renvoi ; le juge avait opposé un niet catégorique. C’est après un bras de fer acharné avec les robes noires que le président a finalement accédé à leur demande. L’affaire jugée le 10 octobre dernier, la Cour d’appel a renvoyé les parties au 24 octobre pour le verdict. Un verdict qui renvoie à la maison d’arrêt le promoteur de lutte. Reste maintenant à savoir s’il va y retourner ou pas.
C’est en vertu d’un pourvoi par rapport à l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar, qui avait condamné le promoteur mbourois à 5 ans de prison dont deux ans avec sursis, que l’affaire a atterri devant la juridiction du second degré de Saint-Louis. La Cour suprême a cassé l’arrêt en estimant que la composition qui a condamné Luc Nicolaï n’était pas régulière. Mais, le juge d’appel de Saint-Louis qui a hérité de cette affaire a corsé la peine en le condamnant à 4 ans de prison ferme.
Luc Nicolaï a été condamné pour association de malfaiteurs, détention de drogue et complicité de tentative d’extorsion de fonds. En même temps que le douanier Abdou Khadre Kébé. Le 21 janvier 2014, le promoteur de lutte bénéficie d’une libération conditionnelle après avoir purgé la moitié de la peine ferme qui lui a été infligée et qui était de 3 ans ferme.

Jotay

 

 

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