$candale et népotisme aux ADS : Des personnes physiques prestataires payées à hauteur d’un demi-milliard

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Suite à la sortie du Syndicat des personnels des Aéroports du Sénégal (SPAS) qui lui reprochent de vouloir clôturer le compte 632, où sont logées les rémunérations de certains travailleurs de l’Agence, la réplique du Président du Conseil d’orientation de l’Agence n’a pas tardé. Nous publions in extenso la réplique du PCO, Ibra Ndiaye sur la bamboula aux ADS qu’il a toujours dénoncée depuis son arrivée en 2018.

«Ce compte qui engage des prestataires crève le budget de l’Agence des aéroports du Sénégal. Ce compte est mis en place pour soi disant engager des prestataires physiques payés à hauteur d’un demi-milliard sur les ressources publiques. Le code du travail ne connait pas ce type de contrat. La Direction générale n’a jamais osé faire un audit du personnel depuis Mai 2012 soit sept ans de mal gestion en maintenant des retraités (qui sont prêts à tout exécuter), avec plus d’un million de salaire par mois avec ses conséquences sur la structure, la jeunesse, etc. Au total, en 2018, 206 prestataires officiaient à l’ADS et percevaient près de 30 millions par mois soit 360 000 000 par an. Ce chiffre ne cesse de monter chaque année et a atteint en 2019, 468 375 000 000 F CFA voir dernier budget modifié en novembre 2019. Aujourd’hui, avec une absence d’activité à Dakar, on est encore en train de recruter à tout va pour revivre la même situation d’antan.

En 2016, une augmentation de salaires au top management y compris le SG nommé par Décret (3 millions pour le SG et 2 500 000 pour tous les directeurs). En fin janvier 2019 toujours, la Direction générale a augmenté les salaires à tout le personnel avec une incidence par mois de 11.113.794 F Cfa ce qui a ramené les salaires par mois à 194.382.041. Soit un montant total d’augmentation de 133 365 528 par an sans passer par le conseil A». Pendant dix ans, aucun investissement sérieux n’a été effectué dans ces aéroports et pourtant, l’aéroport principal qui devait tirer ces aéroports avait un budget supérieur à 20 milliards même pour former les agents c’était un problème avec des contrôleurs sans la licence, l’état du matériel vétuste, absence de procédures, d’infrastructures, et de formation du personnel, etc.

Nous sommes dans un secteur complexe, si par malheur un problème survient, personne ne sera épargnée, le ministre, le président du conseil même les plus hautes autorités de ce pays seront interpellées, ce sont des vies humaines qui sont en jeu.

En 2017, lors du transfert des activités de l’aéroport de Dakar vers AIBD Diass, l’État avait pris les dispositions pour que la concession se fasse avec une intégration de tous les travailleurs par le concessionnaire ; même pour ceux qui n’avaient pas de CDI au total 456 permanents et 88 temporaires ont été pris en charge avec contrat de travail à durée indéterminée. Un an et demi après, certains, après avoir négocié un départ avec la société gestionnaire de l’aéroport de Diass LAS ont perçu plusieurs millions pour revenir intégrer directement L’ADS.

Alors que toutes les structures normales de ce pays déroulent leurs activités, à quatre mois après le début de l’année budgétaire, son budget de 2020 rejeté par le Ministère du budget se trouve sur la table du conseil, ces derniers exigent des explications pour des crédits reçus et consommés sans l’approbation du conseil ; ce qui est à la limite très grave».

Police d’assurance maladie : les précisions du PCO

Sur le blocage du marché de la couverture maladie des travailleurs, Ibra Ndiaye poursuit : «la police d’assurance à l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) est un marché à appel d’offres ouvert estimé à 151 millions pour 120 agents et est normalement inscrit dans le PPM de l’Agence et ne figure nulle part dans le budget 2020 qui est en examen actuellement par les membres du conseil d’orientation. Conformément à l’article 29.3 du décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics, si le montant d’un marché dépasse 100 millions, il faut une approbation de l’organe délibérant. Donc ce marché en question devrait être un élément du budget permettant aux membres du conseil de se prononcer lors de l’approbation des budgets de l’Agence, ce qui n’est le cas ; En effet, j’ai rappelé à la Direction générale cette obligation par deux courriers en 2019 référenciés ci-dessous : N°0004/ADS/CO/PCO/SP ET N°008/ADS/CO/PCO/SP en date respectivement du 13 mars 2019 et 25 mars 2019 ; à ma grande surprise, en 2020, lors de l’élaboration du budget, ils ont encore fait exprès de mettre toujours le montant de ce marché avec les salaires, je ne sais pour fin ? Alors que j’avais même donné le sous compte 668, dans le référentiel «SYSCOHADA» pour cette dépense aussi élevée. Je précise aussi qu’un dossier incomplet de ce marché m’a été transmis, le 19 mars 2020, au même moment que le budget primitif 2020 de L’ADS rejeté par le Ministère du budget et qui est en instance de réexamen par les membres de l’organe délibérant. Les manquements notés sur ce marché à appel d’offres ouvert de 151 millions F CFA absence d’une concurrence sérieuse pour un marché de 151 millions F CFA, absence de décharge des compagnies concurrentes après l’attribution du marché, les objections émises par ces compagnies soumissionnaires, le cas échéant, une seule société attributaire du marché sur plusieurs années avec le même montant au centime près ; Ce qui installe le doute sur le choix des soumissionnaires. Le plan de Passation des Marchés (PMM), non transmis au Président du Conseil, etc… Je rappelle enfin, que j’avais signé sous réserve ce même marché en 2019 mais à ma grande surprise ce marché est passé selon eux à la DCMP, alors qu’il devrait être rejeté pour objection du conseil d’orientation».

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