Carrière, maraboutage, sa vie : Abou Thioubalo revient encore et révèle pourquoi il était absent

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Jusqu’ici, on croyait sa carrière enterrée, après près de 10 ans d’absence. Aboubacry Sy alias Abou Thioubalo avait pourtant démarré sur les chapeaux de roues avec un album «Solution» qui avait cartonné à l’époque. Mais il a brusquement replongé dans l’anonymat. Aujourd’hui, le chanteur de Pikine signe son retour en force à travers un single.

« Ce nouveau single est le fruit de ma collaboration avec le label Prince Arts, à travers l’un de ses gérants, Ibou Ndour. Mon seul objectif en le sortant sur le marché, c’est de rebondir sur la scène musicale sénégalaise. Je suis resté un bon bout de temps sans être présent et là, je reviens pour reprendre ma place. J’y travaille et je suis prêt à fournir les efforts nécessaires pour y arriver. Je reconnais que l’attente a été longue, mais c’est l’œuvre de Dieu et on n’y peut rien. Les Sénégalais m’apprécient énormément et j’ai eu l’occasion de m’en rendre compte durant cette période de léthargie. Même mes pairs artistes n’avaient de cesse de me booster, de m’encourager à persévérer. Ils ont tous prié pour que je puisse revenir sur la scène. Sortir un album, c’est bien facile. En revanche, survivre dans le métier, c’est plus dur. » Dit t-il

Pensez-vous pouvoir combler le gap de toutes ces années perdues et reprendre votre place ?

C’est bien possible. Je n’étais certes pas assez présent sur la scène musicale mais, depuis le temps, j’ai collaboré dans pas mal de projets qui ont tous été des réussites. J’ai bel et bien ma place et je peux la reprendre à force de travail. Je n’ai fait que ça d’ailleurs, depuis lors. Jamais mon nom n’a été associé à des scandales ou à des bêtises. Jusqu’ici, je me suis tenu à carreau. Je connais la musique, c’est ma passion et la plupart des Sénégalais, s’accordent à dire que j’ai du talent.

« On peut voir les choses sous cet angle. Mais il faut aussi savoir que malgré le fait que je sois resté 9 ans sans sortir d’album, je n’étais pas inactif. Je vis toujours de ma musique. La preuve, j’ai voyagé partout dans le monde pour me produire sur scène. A un moment donné, j’ai fait tabac ici au Sénégal, j’étais sous les feux des projecteurs. Cela a changé du jour au lendemain, n’empêche que j’existais. Tous les vendredis, je me produis dans des soirées. » déclare t-il

Est-ce que quelque part, le succès de votre premier album ne vous a pas monté à la tête ?

Je ne suis pas de ce genre. J’ai gardé la tête froide et je suis resté le même. En 2009, lorsque je venais de sortir mon album, je dormais dans une chambrette, je n’avais pas encore de voiture. Aujourd’hui, des années plus tard, ma situation a changé. Pleins d’artistes ont l’habitude de se targuer d’être fiers de leurs localités, alors que ce n’est qu’en façade. Dans la réalité, ils oublient même d’où ils viennent, les gens qui les ont faits. Je n’habite plus à Pikine, mais il faut dire que c’était le cas bien avant que je ne sorte mon premier opus. Cependant, je suis et je demeure un Pikinois. D’ailleurs, j’y ai construit une maison et je passe toutes les fêtes là-bas. J’y ai mes amis et mes fréquentations.

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