Elections territoriales 2022 : une charte de non-violence sera soumise aux acteurs politiques

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Les violents affrontements survenus récemment à Ziguinchor et à Dakar, et les escalades verbales notées, ces derniers jours, dans la sphère politique, en perspectives des prochaines élections, n’ont pas laissé indifférent le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal (Cudis). Face à la presse lundi, cette association, qui regroupe des représentants des différentes familles religieuses du pays, dit vouloir adopter une « démarche proactive » pour parer la route à la brutalité. Elle compte d’ailleurs soumettre une charte de non-violence aux membres de la classe politique. « Le Cudis appelle les acteurs politiques de tout bord à se ressaisir et à adopter la non-violence comme un impératif catégorique et un viatique à prendre en compte à tout instant et surtout lors des compétitions électorales à venir », a déclaré son Secrétaire général, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine, qu’il assimile ainsi à « une sorte de partenariat » visant à éviter les escalades verbales.

« Pour concrétiser la construction de cette ère de non-violence que nous appelons de nos vœux, le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal propose aux acteurs politiques de tout bord d’adopter la Charte de la non-violence. Cette charte constitue un instrument de veille citoyenne sur l’espace politique et social et permet de juger des actes posés par les uns et les autres en rapport avec. La moralité de personnes qui cherchent à briguer la confiance des citoyens et le respect de nos vénérables guides religieux trouveront à travers cette charte un baromètre appréciable », a ajouté le fils de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, défunt khalife gérant des Tidianes.

Cette charte, selon lui, va avoir comme garant « l’ensemble des chefs religieux du pays ». Elle sera aussi « un viatique à prendre en compte à tout instant et surtout lors des compétitions électorales à venir ». Les chefs religieux qui, d’habitude, jouaient un rôle de « sapeur-pompier » vont désormais s’inscrire dans une démarche proactive et miser dans la prévention.

Condamnant les violences psychologiques, verbales, physiques et armées, ces religieux ont tenu à rappeler aux acteurs politiques « leur responsabilité historique et directe dans la préservation et la perpétuation de la paix et de la sécurité dans ce pays, aujourd’hui et demain ».

S’agissant, particulièrement, du procès en appel de Barthélémy Dias, renvoyé au 1er décembre prochain, le religieux rappelle que tout citoyen convoqué par la justice doit répondre de manière très sereine. Même si, admet-il, il appartient aux magistrats d’être les garants d’une justice indépendante et équitable pour permettre aux citoyens d’en jouir convenablement.

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