Fer de la Falémé : Moustapha Diakhaté attaque le DG de l’APIX et la ministre des Mines

0

Le ministère des Mines et le directeur de l’Apix ont rué dans les brancards, après la conférence de presse du leader de Pastef. Une démarche vertement critiquée par l’ancien chef de cabinet du président de la République, Moustapha Diakhaté. Dans un post publié sur sa page Facebook, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar déplore le manque de transparence dans la gestion des ressources naturelles. Voici in extenso sa publication :

Il a fallu des accusations sur d’éventuels risques de prévarications minières  pour que la ministre des Mines et le directeur de l’Apix décidèrent de présenter à l’opinion nationale l’état d’avancement des négociations entre l’État sénégalais et l’entreprise turque Tosyali Holding.

C’est ce qu’il ne faut surtout pas faire, dans une démocratie d’opinion comme celle du Sénégal où, désormais, l’accusation équivaut à la culpabilité.

Par ailleurs, il urge de tirer toutes les conséquences de la dernière révision constitutionnelle proclamant les ressources naturelles comme patrimoine du peuple sénégalais et érigeant la transparence comme leur mode de gouvernance.

La Constitution en son article 25-1 dispose, en effet, que :

« Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croyance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables. L’État et les collectivités territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier. »

Dans la droite ligne de cette réforme majeure, l’Assemblée nationale où siègent les représentants constitutionnels du peuple doit être mieux impliquée dans le processus de validation et d’approbation des accords relatifs aux ressources naturelles du Sénégal.

Les discussions ouvertes à la presse nationale sur les projets de convention entre la République et tout promoteur-développeur en commissions et en plénières à l’Assemblée nationale, dans des débats libres et sans concession, sont les meilleures garanties de la transparence, de l’information des populations et la préservation des intérêts nationaux.

L’implication de l’Assemblée nationale et des collectivités territoriales impactées par l’exploitation minières dans le processus de validation des conventions n’est plus un choix mais une obligation pour le gouvernement depuis la révision constitutionnelle de 2016.

C’est aussi cela le Sénégal de TOUS, le Sénégal pour TOUS et surtout le Sénégal par TOUS.

Vive la République !

Vive le Sénégal !


LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.