Guinée-Mali : Juntes au pouvoir et front anti-France ?

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Guinée-Mali : Juntes au pouvoir et front anti-France ?

L’Afrique de l’Ouest est le terrain d’une grande rivalité entre la France et la Russie. Les autorités maliennes ne font pas mystère de leur penchant pour le partenaire russe. Une situation qui écœure une France sous la hantise de perdre une partie de son pré-carré malgré les énormes sacrifices consentis pour accroitre son influence. L’ex métropole semble ne pas être au bout de ses peines parce que la Russie fait également les yeux doux à la junte au pouvoir en Guinée :

La France et le Mali ne sont plus en odeur de sainteté. La junte au pouvoir ne s’embarrasse plus de courtoisie diplomatique pour s’en prendre à l’ancienne métropole. Le Premier ministre de transition n’a, en effet, pas emprunté des détours pour critiquer la France à la tribune des nations unies, “la nouvelle situation née de la fin de Barkhane plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires de manière à combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali”, a lancé Choguel Maïga.

La réplique du Président Français ne se fera pas attendre, “j’ai été choqué. Ces propos sont inacceptables. Alors qu’hier, a été rendu l’hommage national à Maxime Blasco (soldat Français tué au front), c’est inadmissible. C’est une honte et ça déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement”, a soutenu Emmanuel Macron qui va en rajouter une couche quelques jours plus tard, “l’armée française n’a pas à se substituer au non-travail de l’État malien. Il faut que l’État revienne partout avec sa justice, son éducation, sa police”.

Ces propos ont fait sortir de leurs gonds les autorités maliennes qui vont convoquer l’ambassadeur Français au Mali afin de lui exprimer leur indignation. Une autre étape dans cette escalade ravivée par le rapprochement entre le Mali et la Russie et les négociations entreprises en coulisse par la junte afin de conclure un contrat avec l’une des sociétés du groupe Wagner, l’entreprise de sécurité russe. La livraison par la Russie de quatre hélicoptères de combat au Mali ne va pas contribuer à apaiser la tension. La hantise de la France étant de voir une autre puissance émerger dans son son pré-carré après les sacrifices consentis et que Emmanuel Macron rappelle à qui veut l’entendre, “sans la France au Sahel, il n’y aurait plus de gouvernement au Mali : les terroristes auraient pris le contrôle de Bamako puis de tout le pays”, a-t-il soutenu sur France inter.

La Guinée, une autre préoccupation pour la France :

La grande offensive de la Russie pour attirer dans son giron des pays de l’Afrique de l’Ouest n’épargne pas  Guinée Conakry où une autre junte préside à la destinée du pays. Au moment où les puissances occidentales ont quasiment boycotté la prestation de serment du Colonel Mamadou Doumbouya en envoyant des diplomates de second rang, la Russie à quant à elle envoyer son ambassadeur pour assister à l’événement. Des signaux pas du tout rassurant pour l’ex métropole qui verra également d’un mauvais œil la rencontre annoncée entre l’activiste anti-français Kémi Séba et la Président de la transition Mamadou Doumbouya.

M. TINE-Senegal7

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