La démocratie sénégalaise au banc des accusés

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Des plénipotentiaires et  observateurs  de  la  scène  politique nationale se sont rencontrés ce samedi pour tailler bavette sur les passifs et les actifs de la démocratie sénégalaise. Certes, des avancées certaines ont été notées mais des blocages et des impairs ont aussi été relevés sur le processus démocratique en cours. Et la thématique : «  Le Sénégal est-il en panne de démocratie?» a été soulevée par des intellectuels, universitaires et des membres de la société civile à l’initiative de la Fondation Friedrich Ebert. « Le Sénégal est aujourd’hui considéré comme une vitrine de la démocratie par les observateurs, car n’ayant jamais connu de rupture anticonstitutionnelle de gouvernement (…) mais également en garantissant à tous les citoyens des droits et des devoirs afin que chacun trouve sa place pour pouvoir vivre en paix », a souligné la représentante résidente de la Fondation Ebert, Annette Lehmann. Malgré tout, « le pays semble rencontrer des difficultés qui renseignent sur la complexité des rapports politiques et la tenue consensuelle des rendez-vous de la démocratie », a fait observer Mme Lohmann, en introduisant les débats. Mame Less Camara, journaliste et analyste a indiqué que le Sénégal peut ainsi se prévaloir d’une longue tradition démocratique…mais à son avis, l’absence de dialogue politique est au nombre des blocages qui menacent systématiquement le processus démocratique. « On oublie de dire qu’à chaque élection au Sénégal, il y a eu des pertes en vies humaines », a déclaré le coordonnateur du Forum civil sénégalais(FSS), Mamadou Mignane Diouf, ajoutant que si la démocratie existe au Sénégal, celle-ci serait « le fait non pas des acteurs politiques, mais de la population toujours ancrée dans les valeurs ancestrales de solidarité, de paix et de communion ».La juriste Fatima Zahra Sall, membre du mouvement « Oser l’avenir », se dit elle persuadée que « pour conserver une démocratie digne de ce nom, c’est au peuple à qui revient le pouvoir’’ d’agir et d’exercer ses droits « à travers des institutions fortes ».Et Mame Marième Thiam de l’Alliance pour la République (APR), le parti présidentiel, d’abonder dans le même sens, en notant que « conformément à la définition classique de la démocratie, c’est au peuple de s’engager sur tout le processus pour imposer cette démocratie’’, en misant notamment sur la citoyenneté. C’est dire que la démocratie sénégalaise n’est pas encore sortie de l’auberge au regard des tribulations politiciennes qui ne cessent de miner le landerneau politique national. Et ce, au détriment des citoyens sénégalais !

 Assane SEYE pour Sunugal24.NET

 

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