La RN1 ou la route de “l’enfer”…: entre embouteillages et crevasses, les usagers crient…

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Seule route qui relie Dakar et la plus part des régions du Sénégal, la route nationale n°1 est secondée aujourd’hui par l’autoroute à péage, voila quelques années. Un bonheur pour tout usager, mais une source de calvaire pour ceux qui empruntent toujours la RN1 ou habitent les quartiers environnants. Pour cause, des embouteillages en a plus finir, des crevasses sur la route, des ronds surélevés, et pour couronner le tout l’insécurité accentuée par le manque d’éclairage y s’installe.
Pikine, Poste Thiaroye, Diamaguène, Thiaroye sur mer, Mbao, Keur Mbaye Fall, Rufisque…les habitants de ces quartiers logeant la RN1 souffrent pour aller au travail ou juste se rendre à Dakar ville. Avec les embouteillages, il leur faut 2h voire plus pour se rendre quelque part dans la capitale, à défaut de prendre l’autoroute à péage. En effet, nonobstant les piètres réalisations opérées sur ce tronçon notamment :
– Les passerelles piétonnes non utilisées pour la traverse et souvent heurtées par les gros porteurs ou démontées pour laisser le passage aux convois exceptionnels.
– Le sous-dimensionnement de l’autopont de Poste Thiaroye. Point névralgique représentant l’exutoire de toutes les moyens de transport en direction ou vers la banlieue, en polarisant tous les flux de plus d’une dizaine lignes de transport en commun desservant a banlieue.
– L’improbable rond point surélevé de Grand Mbao qui pose plus de problèmes qu’il n’en résolve, puisque mal étudié et sous dimensionné – Le non- éclairage de cet axe fréquenté à toutes heures Il s’y ajoute, en cette saison de pluie, les nombreux et récurrents incidents liés à l’écoulement des eaux pluviales notamment à Poste Thiaroye, Diamaguene et récemment au niveau de Fass Mbao (zone franche industrielle).
Durant cette période pluviale, les marécages constituant la zone humide jouxtant la forêt de Mbao qui bordaient cette partie de la route et qui servaient de bassin naturel aux eaux de ruissellement ont été désaffectées pour les besoins d’installation d’entrepôts de gros engins, de garages ou de parcs de ventes (pakou lambaye) et de parcelles d’habitation.
Ainsi, cet endroit est devenu un capharnaüm d’activités indescriptibles avec des nuisances liées au parquage des engins de toutes sortes sur les trottoirs. A cela s’ajoutent l’envahissement de la route par les eaux pluviales dépourvues du réceptacle que constituaient la zone humide remblayée. Ces eaux ont englouties une partie de la chaussée, occasionnant un rétrécissement de la chaussée.
Cet entonnoir a crée des embouteillages interminables et les voituriers n’ont aucune alternative si ce n’est que de passer par l’autoroute à péage dont le coût reste cher( entre 1000f et 1.500f). Une situation intenable pour ces habitants des quartiers susmentionnés qui demandent qu’une solutions durable soit trouvée pour la fluidité de cet axe qui semble  jouer un rôle important pour la mobilité des populations impactées.
Mais également pour l’économie nationale et sous-régionale, la RN1 est la seule voie empruntée par les camions des pays de la sous-région.
La responsabilité de la commune de Fass Mbao pour le lotissement de la zone ainsi que celle de la Direction des Eaux et Forêts pour la protection de cette zone humide, semble engagée.
Par Néné Diallo

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