Limitation de l’âge des candidats à 75 ans: Macky élimine les papys de la course

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En attendant son adoption et sa soumission au référendum, le projet de révision de la Constitution limite l’âge du candidat à la présidentielle de 2017 à 75 ans. L’on avait pensé en effet que le chef de l’Etat avait rangé la question de l’âge des candidats à la présidentielle, mais Macky Sall tient manifestement à la limitation. Et il place la barre haut, comme le constatent nos confrères du Quotidien dans leur livraison du lundi. Tout candidat à la présidence de la République doit être âgé de «35 ans au moins et de 75 ans au plus le jour du scrutin». C’est une surprise puisque l’on s’attendait à «70 ans maximum, le jour du scrutin du premier tour» comme l’avait proposé le candidat Macky Sall en 2012 dans son programme Yoonu yokkuté. C’est aussi l’âge plafond énoncé par la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri).

A souligner que l’article 28 de la Constitution n’avait prévu que l’âge minimum de 35 ans. Si c’est donc un nouvel espoir pour un Ousmane Tanor Dieng par exemple, qui aura 70 ans plus un mois en 2017, lui qui est né le 2 janvier 1947, il ne l’est pas pour d’autres leaders comme Mamadou Ndoye (LD), Maguette Thiam (Pit), Ibrahima Fall (Taxaw Temm), Abdoulaye Wade (Pds), etc. Décision qui ne semble pas être du goût des libéraux. Leur porte-parole, Babacar Gaye soutient, suite à l’annonce de cette mesure, que le chef de l’Etat doit demander l’avis du peuple sur cette question précise de limitation de l’âge des candidats. A rappeler juste que même s’il n’avait pas encore annoncé sa candidature pour la prochaine présidenielle, le pape du Sopi a récemment fait savoir qu’il continuera à faire de la politique jusqu’à son « dernier souffle ». Serait-il motivé par la condamnation de son fils Karim qui, rappelons le, a été désigné candidat du parti pour les prochaines échéances? « Que personne ne me demande d’arrêter la politique », avait en tout cas rétorqué Me Wade suite à une invite à la retraite de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine.

Toutefois, sur les conditions d’éligibilité, le constituant n’a pas pris en compte la recommandation de la Commission Mbow selon laquelle «aucun de ses ascendants, descendants, collatéraux au premier degré, ou conjoints (du Président) ne peut être candidat pour lui succéder ou assurer sa suppléance». Une disposition qui partait du projet de «dévolution monarchique» prêté à Wade avec la montée en puissance de son fils.

M.S.N

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