Meurtre de Lobé Ndiaye : le féticheur Sidibé et ses complices déférés

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Le féticheur malien qui a avoué avoir tué L. Ndiaye a un passé trouble. En 2011, le nom de Hamidou Sidibé est apparu dans une sordide affaire d’association de malfaiteurs, séquestration avec acte de barbarie, vol en réunion et meurtre. Selon Libération, un nommé Abdou Kama avait été kidnappé par des malfrats et torturé pendant quatre jours dans la maison où vivait le féticheur malien. La victime a été bâillonnée, ligotée puis abandonnée dans un terrain vague où il s’est vidé son sang jusqu’à rendre l’âme. Lors de la perquisition de la police, rapporte le journal dans sa livraison de ce mardi, il avait disparu laissant toutes ses affaires sur place. Sidibé, âgé de 37 ans, s’est forgé une réputation mensongère avec la complicité d’une certaine presse en ligne.

Selon les informations de Libération online, le féticheur Hamidou Sidibé a été déféré ce matin devant le procureur pour l’assassinat de Lobé Ndiaye. Mis aussi à la disposition du parquet, Awa Sow, amie de la victime, et Dakha Soumaré, le taximan à tout faire du féticheur, sont visés pour complicité.

Lors de ses aveux, Hamidou Sidibé avait prétendu, dans un premier temps, que c’est Awa Sow qui aurait tué Lobé Ndiaye dans son domicile, sis à Thiaroye Azur, avant de revenir sur cette version face aux éléments de preuve. Affirmant que c’est Lobé Ndiaye qui l’aurait attaqué, il prétend s’être saisi d’un pilon pour lui asséner un coups sur la tête. Une version anéantie par le certificat de genre de mort puisque Lobé Ndiaye est décédée suite à un « traumatisme cranio-encéphalique avec de multiples factures au niveau du crâne ». En clair, elle n’a pas reçu un mais plusieurs coups sur la tête.

Suspectés d’avoir aidé, en connaissance de cause, le féticheur à transporter la dépouille à Diamniadio, Awa Sow et Dakha Soumaré ont prétendu qu’ils pensaient que c’est la « carcasse d’une chèvre » qui se trouvait dans la malle de la voiture.

En plus du poste de Diamniadio, la Section de Recherches (SR), la Plateforme numérique de lutte contre la cybercriminalité (Pnlc) ainsi que la Cellule nationale d’identification criminelle (Cnic) avaient été mobilisées dans le cadre de cette enquête. Le colonel Abdou Mbengue, chef de la légion-ouest et ancien patron de la SR, était personnellement descendu sur le terrain pour appuyer les enquêteurs.

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