Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, mis en examen pour corruption

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Le dirigeant qatarien est mis en examen pour « corruption active ». Il est soupçonné d’avoir validé un versement à l’ancien patron de la Fédération internationale d’athlétisme. Son avocat considère que ces soupçons ne sont pas fondés.

C’est un coup d’accélérateur sans précédent dans une affaire aux multiples rebondissements. Nasser al-Khelaïfi, président du PSG mais aussi dirigeant de la chaîne beIN Sports, a été mis en examen pour « corruption active », dans l’enquête sur des soupçons de corruption en marge de la candidature de Doha aux Mondiaux d’athlétisme de 2017, comme l’a révélé Le Parisien.

Convoqué, le 16 mai dernier, par le juge Renaud Van Ruymbeke du pôle financier à Paris, le dirigeant ne s’est pas présenté dans son cabinet. Dans la foulée, le magistrat-instructeur lui a signifié par lettre recommandée, comme le lui permet la loi, sa mise en examen. Selon l’AFP, Nasser al-Khelaïfi aurait invoqué devoir assister à la finale de la Coupe de l’émir du Qatar pour justifier de son absence. Une « excuse » que ne semble avoir guère apprécié la justice française.

Un versement de 3,5 M$ au centre de l’affaire
Placé sous statut de témoin assisté, le 27 mars dernier, dans cette même affaire, «NAK» est désormais soupçonné d’avoir « validé » le versement, en deux fois, d’une somme de 3,5 M$, à l’automne 2011, à destination d’une société de marketing sportif, tenue par Papa Massata Diack, fils de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme, Lamine Diack. Le juge Van Ruymbeke estime que le versement de cette somme était destiné à permettre à Doha d’obtenir l’organisation des Championnats du monde d’athlétisme en 2017. Finalement, c’est Londres qui en a obtenu l’organisation. Doha a finalement hérité des Mondiaux 2019, qui se tiendront du 27 septembre au 6 octobre. Selon les investigations menées, les 3,5 M$, au coeur de cette affaire, ont été virés des comptes de la société Oryx Qatar Sports Investment (QSI), détenue pour moitié par Nasser al-Khelaïfi et son frère Khalid al-Khelaïfi, à destination de l’entreprise Pamodzi Sports Consulting, fondée par Papa Massata Diack.

Le juge Renaud Van Ruymbeke cherche à déterminer si, en contrepartie de ce versement, Lamine Diack, patron de l’athlétisme mondial de 1999 à 2015, aurait oeuvré pour faciliter l’obtention des Mondiaux au Qatar. Le 27 mars dernier, l’ex-homme fort de l’athlétisme mondial, a été mis en examen pour « corruption passive » dans cette même affaire. La justice française a également délivré, le 18 avril, un mandat d’arrêt international à l’encontre de son fils, Papa Massata Diack (PMD), réfugié au Sénégal pour des soupçons de « corruption passive » et de « blanchiment aggravé ». Ce dernier a toujours refusé de se présenter devant le juge Van Ruymbeke.

« Ces faits ne le concernent pas » – Me Francis Szpiner, avocat de Nasser al-Khelaïfi
L’avocat de Nasser Al-Khelaïfi, Me Francis Szpiner, a contesté toute malversation de son client. Il y assure que les fonds versés par Oryx étaient « parfaitement tracés » et que le patron de beIN Sports « n’a validé aucun paiement de quelque nature que ce soit en lien avec les faits allégués ». « Nasser Al-Khelaïfi n’est ni un actionnaire, ni un dirigeant, de la société Oryx en 2011. Il n’intervient ni directement, ni indirectement, dans la candidature de la ville de Doha. […] Ces faits ne le concernent pas », a-t-il insisté.

Dans ce dossier, un proche du dirigeant du PSG, Yousef Al-Obaidly, patron du groupe de médias beIN et patron de la chaîne éponyme en France, a aussi été mis en examen, le 28 mars, pour « corruption active ».

Lequipe.fr

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