Permis de pêche: le « niet » du Sénégal à des dizaines de bateaux étrangers

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Le Sénégal a refusé des permis de pêche à des dizaines de bateaux étrangers. C’est ce qui ressort d’information de responsables du secteur qui requiert l’anonymat.

Après avoir examiné les demandes de permis de plus de 50 armements étrangers, le gouvernement a refusé de leur attribuer des permis de pêche. Si le nombre, ou encore les motifs du rejet n’ont pas encore connu, l’organisation de défense de l’environnement Greenpeace faisait état lundi dans un communiqué de 52 demandes éconduites. Le Gaipes (Groupe des amateurs et industriels de la Pêche du Sénégal) évoqué des chalutiers originaire principalement de la Chine.

Il existe près de 50.000 pêcheurs au Sénégal. La majorité continue de faire une pêche d’inspiration traditionnelle sur des pirogues motorisées. Ils sont de plus en plus concurrencés par des bateaux usines étrangers, avec leurs vastes filets et leurs équipements automatisés. Il en résulte une absence des poissons nobles pour les Sénégalais aux modestes revenus.

Partant de Saint-Louis, du littoral de la région de Dakar, ces pêcheurs doivent s’éloigner chaque année davantage de la côte pour des prises de plus en plus maigres. Les défenseurs de la biodiversité s’alarment eux de la raréfaction du poisson dans les riches fonds de l’Atlantique, pour satisfaire l’appétit des consommateurs asiatiques et européens ou alimenter les usines de farine, notamment chinoises.

La pêche fait vivre directement ou indirectement environ 500.000 Sénégalais pour une population d’environ 16 millions, selon l’ONU. Le poisson représentait environ 17% des revenus des exportations sénégalaises en 2018, selon des chiffres gouvernementaux.

Le Soleil avec l’AFP

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