Rachat De Tigo Kabirou Mbodjie A Mobilisé Les 130 Millions De Dollars

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L’entourage de Kabirou Mbodje persiste. L’homme d’affaires a bel et bien obtenu le financement nécessaire pour acquérir Tigo, Un démenti que les proches du patron de Wari comptent apporter à Tigo qui soutient le contraire. D’ailleurs, en lettre datée du 18 octobre 2017, les conseils de Kabirou Mbodje ont faitsavoir à Tigo et aux autorités qu’ils disposent désormais des 130 millions de dollars pour le rachat de la compagnie de télécommunications.

En réalité, dans cette affaire le patron de Wari soutient en coulisses qu’on veut lui ôter le pain de la bouche. En février dernier après avoir signé le contrat pour l’achat de Tigo, Kabirou verse automatiquement 10 millions de dollars, c’est à dire 6 milliards dans les comptes de Millicom propriétaire de l’antenne sénégalaise de Tigo. Dansla foulée, ilsigne un contrat avec une banque d’affaires sénégalaise qui a le mandat de mobiliser le reste du financement, c’est à dire 120 millions de dollars. Le deal, c’est qu’à la date du 2 juin, Kabirou Mbodje doit apporter une lettre montrant clairement qu’il a un financement. Le temps passe, maisles choses ne se passent pas comme prévu. Et la banque en question se révélera incapable de mobiliser le montant prévu. Entre temps, Kabirou Mbdoje change de stratégie et rencontre les dirigeants de Afreximbank.

Ce grand établissement financier basé au Caire écrit à Millicom fin mai pour lui signifier qu’il va financer l’opération mais demande la signature d’une due-diligence et le décret de l’Etat du Sénégal consacrant le changement de propriétaire de la licence qu’exploite Millicom au Sénégal. Les trois parties, à savoir Tigo, Kabirou Mbodje et Afreximbank sont d’accord. Entre temps, un autre groupe d’investisseurs au courant que le dossier traine s’engouffre dans la brèche et monte l’homme d’affaires sénégalais, Yerim Sow.

Il faut dire que Xavier Niel, le patron de Free en France, était parmi les candidats à la reprise de Tigo au Sénégal, mais son offre, 60 millions de dollars, selon nos informations, n’avait pas agréé la direction de Millicom. Kabirou Mbodje avait donc remporté l’appel d’offres international haut la main en faisant la meilleure offre. « Le français veut revenir par la fenêtre dans ce dossier ».

En effet, à plusieurs reprises, Kabirou Mbodje a reçu des offres des français, lesquelles offres lui promettaient de recevoir une partie du capital (on parle de 13%) , mais de s’effacer et de laisser les français tenir l’affaire. Il a claqué la porte, insistant sur ses capacités à apporter le budget.

Les choses tirant en longueur, c’est donc Yerim Sow qui débusque du bois pour porter une nouvelle offre avec des associés. Millicom a demandé aux autorités de ne plus reconnaître Kabirou Mbodje comme le potentiel repreneur de Tigo. «Les autorités ont clairement indiqué à Millicom que c’est bien eux qui avaient sollicité un décret pour attribuer à Kabirou Mbodje, le rachat de Tigo et que l’Etat était dans l’obligation d’attendre la fin des clauses imparties dans le contrat pour se prononcer à nouveau ».

Effectivement, à la date du 2 novembre, Kabirou Mbodje devra apporter les fonds né- cessaires. «Et il est prêt, l’argent est disponible et les responsables de Millicom le savent déjà ». Maintenant, le problème, c’est que Millicom apparement ne veut plus avoir affaire à Kabirou et a décidé de ne plus lui céder sa filiale. «Dans ce cas,seul le tribunal peut arbiter le dossier ».

lesoir

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