Temps de COVID-19 : les travailleuses du sexe souffrent!

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À cause des restrictions sanitaires et de la chute du tourisme, les TDS de la capitale s’organisent face à la fonte de leurs revenus

Dans la maison close occupée par Fatoumata* et trois autres amies, les temps sont rudes. Depuis que le Covid est venu bouleverser pratiquement tous les pans de l’économie mondiale, et locale, les clients se font plus rares à Dakar. Or, le loyer des deux petits studios que les quatre trentenaires se partagent n’a lui pas bougé.

Chaque mois, ce sont 35 000 francs CFA (53 euros) qu’elles doivent réunir pour conserver leur lieu de travail. Et à cette somme rondelette, s’ajoute désormais chaque semaine un forfait de 15 000 francs CFA (22 euros) à débourser pour que le numéro de téléphone des travailleuses du sexe (TDS) apparaisse sur Facebook ou des sites internet dédiés.

En raison des mesures sanitaires appliquées dans la capitale sénégalaise, les restaurants, bars et boite de nuit sont fermés, alors que le couvre-feu débute chaque soir à 19 heures en cet été 2020 (depuis repoussé à 21 heures). Autant de lieux de rencontres nécessaires aux TDS pour tomber sur de potentiels clients, surtout depuis que les touristes ne viennent plus remplir les hôtels du bord de mer.

Alors, les clients venus des réseaux et sites permettent de maintenir la tête hors de l’eau – même si Fatoumata et ses amies sont passées de 6 ou 7 passes par jour, à seulement deux en moyenne, qu’elles réalisent généralement entre 11 heures et 19 heures. Et sachant que la passe se négocie autour des 3 000 francs CFA (4,5 euros), pas simple de subvenir à ses besoins.

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