Transport : L’entretien routier coûte 60 milliards de FCFA par an au Sénégal

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Un atelier d’information et de sensibilisation sur le transport s’est tenu les 7 et 8 décembre sur l’initiative de la Direction des Routes. Pour ce mercredi, les débats ont tourné autour de la surcharge à l’essieu et de l’égalité des genres dans les transports.
 
C’est dans le but de mettre fin aux problématiques liées au transport, qu’un atelier d’information et de sensibilisation a eu lieu à la maison de la presse. Cette activité entre en compte dans le programme d’appui à la gouvernance dans le secteur des transports terrestres au Sénégal (PAGOTRANS). L’évènement, qui s’est déroulé sur deux jours, ciblait principalement les journalistes pour que ces derniers deviennent, à leur tour, des relais. Pour le dernier jour, l’une des thématiques abordées a été la surcharge à l’essieu qui entraîne la dégradation des routes. 
 
La charge maximale d’un camion est fixée à 50 tonnes, avec un seuil de tolérance de 15 % mais nombreux sont ces transporteurs qui vont bien au-delà de cette limite. « A chaque fois qu’on refait la route dans la zone de Sandiara, elle est aussitôt endommagée. Ce n’est pas à cause d’une erreur de calcul de la part des techniciens, la faute revient à une surcharge imprévue qu’on ne peut pas prévoir », martèle Mamoudou Alassane Camara, directeur de la route. Cette détérioration de la route a des répercussions négatives sur l’économie du Sénégal. D’après le directeur des routes, l’Etat dépense environ 60 milliards de FCFA chaque année pour l’entretien des routes. Bien que colossale, cette somme serait insuffisante par rapport aux besoins d’entretien qui se chiffrent aux environs de 80 milliards de Fcfa. 
 
La lutte contre la surcharge à l’essieu a tout de même connu une avancée majeure. D’après le représentant de la structure chargée du pesage, de 2012 à 2021, la surcharge est passée de 90% à 50% soit une baisse de 40%. Une avancée qui serait en grande partie liée à la présence de 25 stations de pesage à travers le Sénégal.
 
Plaidoyer pour une meilleure intégration des femmes dans le secteur du transport
 
L’autre point abordé lors de cette journée a été la prise en compte de l’aspect genre dans le secteur du transport. La faible présence des femmes dans ce domaine serait dû à plusieurs facteurs socioculturels. 
 
En tête de liste, les nombreux stéréotypes dont sont victimes les femmes, les empêchant d’accéder au secteur du transport. Le plus connu :  »les femmes ne doivent pas conduire de gros véhicules », bien que des exceptions existent. 
 
Cette discrimination a pour principale conséquence l’autocensure. Pour tenter d’inverser la tendance, des campagnes de sensibilisation seront menées dans le pour encourager les femmes à s’intéresser davantage aux métiers du transport et à déconstruire les stéréotypes. 
 
Le directeur des routes, Mamoudou Alassane Camara a annoncé la construction de corridors sécurisés dans certaines localités pour permettre aux conductrices de camions de se reposer en  »toute quiétude ».

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