Une femme tue son bébé et explique à la police : »J’ai bloqué à trois reprises la respiration de mon bébé …

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UNE FEMME TUE SON BEBE ET EXPLIQUE A LA POLICE:«J’ai bloqué à trois reprises la respiration de mon bébé. Il a crié et pleuré les deux premières fois. Mais, au troisième coup, il a subitement fermé les yeux et a sombré dans un sommeil»
Le plan d’enterrement d’un nouveau-né hors mariage tué par asphyxie mécanique par sa propre maman Ngoné T, 20 ans, a été éventé par les limiers du poste de police de Diamageune Sicap Mbao.

Ce fut un véritable branle-bas de combat chez les policiers de Sicap Mbao lorsqu’ils ont appris l’enterrement d’un nouveau-né de sexe masculin, suite à la mort suspecte du bébé ce vendredi 18 novembre, aux environs de 14h au quartier Nassaroulaye 2 de la commune de Diack Sao. Les flics ont été activés au moment où des proches de la fille de ménage s’apprêtaient à enterrer le nourrisson.

La domestique Ngoné T. a caché sa grossesse à toute sa famille, notamment sa mère, et continuait tranquillement son travail de fille de ménage à Liberté 6 où elle a été rattrapée par les douleurs d’enfantement chez sa patronne absente de la maison. Elle profite alors de l’occasion, prétexte se rendre à la boutique et se confie à sa collègue ménagère. Mais, une fois dehors, elle se plaint davantage de douleurs ventrales, se fait accompagner par un inconnu à l’hôpital et accouche d’un bébé de sexe masculin, ce lundi 15 novembre. Cependant, elle ne veut pas de l’enfant et se confie aux blouses blanches. Quand celles-ci lui tendent le bébé, elle détourne le regard ailleurs et refuse catégoriquement de l’allaiter. Elle est conduite malgré tout chez elle avec son nouveau-né par de bonnes volontés qui s’occupent de tous les frais médicaux et des médicaments de l’enfant.

Malgré le geste des Bons Samaritains, Ngoné persiste dans son refus de garder son bébé – fut-il en bonne santé – et soutient avoir perdu de vue le papa de l’enfant qui a quitté le quartier entre-temps pour se rendre en Casamance à son insu. Sa mère la rassure et lui exprime toute sa disponibilité à l’accompagner dans l’entretien de sa première maternité. Elle s’occupe bien du petit et lui fait chaque jour sa toilette avant d’aller à son petit commerce. Ce fut ainsi le jeudi 18 novembre dernier.

«J’ai bloqué à trois reprises la respiration de mon bébé. Il a crié et pleuré les deux premières fois. Mais, au troisième coup, il a subitement fermé les yeux et a sombré dans un sommeil»

Ngoné porte ce jeudi-là son bébé dans ses bras et commence à l’allaiter seule dans la chambre. Elle saisit l’occasion et se met à bloquer la respiration du nourrisson par asphyxie mécanique au nez et à la bouche. Elle pince les narines et ferme la bouche. Le nouveau-né se débat timidement et pousse des cris. La jeune fille lâche du lest mais revient à chaque fois à la charge. «Je lui ai donné le sein puis son sirop avant de l’allonger. J’ai bloqué à trois reprises la respiration de mon bébé en lui pinçant le nez et la bouche. Il a crié et pleuré les deux premières fois. Mais, à la troisième fois, il a subitement fermé les yeux et a sombré dans un sommeil. Lorsque j’ai voulu l’allaiter à nouveau, j’ai remarqué qu’il était inerte et avait le corps froid. Je l’ai laissé dans la chambre avant d’aller épauler ma sœur pour la préparation du repas. Je sortais avec un certain L. Sagna depuis trois mois. Je le fréquentais dans sa chambre. On habitait le même quartier. On a couché trois fois ensemble. Il est parti par la suite en Casamance. Je ne l’ai plus revu depuis et ignorais sa nouvelle adresse et son numéro de téléphone portable», a soutenu la fille.

«Etant la fille aînée de la maison, je ne voulais pas de cet enfant hors mariage. J’ai agi ainsi avant de simuler la mort naturelle pour éviter d’être la risée de a famille»

Avant d’être démasquée, Ngoné a tenté de brouiller les pistes en criant à tout rompre dans la maison. Elle a alerté le voisinage et le délégué de quartier avant de téléphoner à sa mère. Ces derniers croyaient à un malaise du nouveau-né et l’ont conduit au centre de santé de la localité où le médecin a conclu à un décès. Ainsi, ils prennent le corps sans vie de l’enfant et s’apprêtent à lui faire le bain mortuaire pour l’enterrer. Les bienfaiteurs de la fille téléphonent au même moment pour prendre des nouvelles du nouveau-né et apprennent la triste nouvelle. Ils suspectent la demoiselle d’avoir mis à exécution ses menaces de tuer le bébé et activent le lieutenant de police de Sicap Mbao, Lansana Traoré. Qui dépêche illico-presto ses hommes sur les lieux de l’enterrement. Ils embarquent la domestique et alertent les sapeurs-pompiers qui acheminent le corps de l’enfant à l’hôpital. Le médecin établit un certificat de genre de mort par asphyxie mécanique.

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