Viol et pédophilie : La surprenante relaxe « au bénéfice du doute » de Aliou Diamanka qui échappe de justesse à la Chambre criminelle.

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Le tribunal des flagrants délits a ordonné mercredi la relaxe «au bénéfice du doute» de Aliou Diamanka, 28 ans, dans un procès pour viol. Il était poursuivi pour abus sexuel sur une fille de 13 ans, pédophilie et détournement de mineure.

Le parquet a tenté de s’opposer, en vain, mais le tribunal rejetant l’exception d’incompétence, a finalement statué au fond. Le jeune homme a été remis en liberté par le juge des flagrants délits, qui l’a libéré à son 40e jour de détention préventive (mandat de dépôt du 10 janvier 2020).

Les réquisitions du parquet n’ont pas été suivies. Le juge s’est déclaré compétent, décidant de ne pas renvoyer le mis en cause devant la Chambre criminelle. Quant aux faits, le magistrat estime « ne pas disposer de suffisamment de preuves pour condamner » le mis en cause.

Le parquet avait demandé au tribunal de «réfléchir aux suites judiciaires à donner à cette affaire de viol»  impliquant le jeune Diamanka, qui «s’expose à des poursuites pénales devant la Chambre criminelle.» Depuis l’application de la loi criminalisant les faits de viol et de pédophilie en janvier, les dossiers d’abus sexuels sont envoyés en instruction, estime le ministère public.

«Le juge doit se déclarer incompétent», avait déclaré le procureur lors de son réquisitoire, donnant comme exemple les faits survenus après le vote de la loi criminalisant le viol. Selon lui, le suivi judiciaire devrait être à la hauteur du traumatisme subi.

Portant un tee-shirt sombre et un pantalon Kaki, Aliou Diamanka s’était assis, à son arrivée dans la salle d’audience, sur un banc à côté d’autres prévenus, qui sont passés avant lui. À la barre, la juge lui a posé les questions rituelles sur ce qui lui est reproché avant de lui lire l’acte d’accusation.

Les faits remontent à janvier 2020. Ce jour, la fille Madeleine Diaw, 13 ans, est rentrée de l’école pour raconter à ses parents qu’elle a été violée. Une enquête est ouverte. Le récit de la plaignante est flou. Elle raconte qu’une fois dans une maison en construction, elle a senti qu’on lui enlevait ses habits et qu’on la pénétrait alors qu’elle était couchée sur le dos. Des accusations rejetées par le mis en cause.
Le prévenu a fait savoir qu’il nie tous les faits qui lui sont reprochés et a plaidé non coupable…

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