A mon Cheikh (Par Ahmed Boukar Niang)

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Dans un vert jardin drapé de l’espoir la lueur
Je rêvais en plein jour de tout un tas de leurres
En amant naïf je me disais que celui-ci
Etait don et point du refus un ramassis
Chamelier d’un jour dandinant et dodelinant
Près d’un lac peint en rose, bordant une vie morose

Et de temps à autres quelques vagues s’echappant
De l’océan de l’amour aux élans décapants
Scie, O lecteur la frêle liane de l’imaginaire
Et courre vers Médine, du pôle le pied à terre
La demeure d’Ibrahim, le vicaire du prophète
Le sceau du sceau et sommet de toute quête
Espoir ultime des generations dernières
Il trone sans égal sur les légions charnières
Peut-on le chanter sans meme vanter
Ses mérites immenses? Je m’en vais tenter

Sa mère c’est Aisha, sainteté faite chair
Son père Abdoullah, des saints le repère
À un âge imberbe le Coran il mémorisa
Et les sciences islamiques tout jeune il maîtrisa
Nageant dans la gnose, il en devint le tavernier
Qui arrose et abreuve des cœurs le grenier
Vers lui accoururent les noirs et les blancs
De tous les horizons prêtant le flanc
A ses mains expertes et ses doctes sentences
Qui mieux que lui pour régler la balance!
De la loi et de la gnose il détient les lances.

Je te donne mon cœur tels mes mère et père
Tu reste mon amour et mon unique repaire
Que je monte d’un cran surpassant mes pairs
Que ta force m’élève jusquaux célestes contrées
Où baignent les esprits saints par le vice outrés
A la sainteté j’aspire mais il me manque le prérequis
La foi, la sainte joie et les mystiques croquis
Que le salut du créateur ainsi que sa bénédictions
Couvrent de Médine le locataire et confirment ses prédictions!

Ahmed Boukar Niang

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