Affaire «Force spéciale» : la voie est libre pour l’extradition de «Akhenaton»

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Akhenaton

La France et le Sénégal ont signé le 21 septembre 2021 deux textes qui renforcent leur coopération dans le domaine de la justice. Ceux-ci ont été adoptés mercredi dernier en Conseil des ministres par le gouvernement français.

Le premier est une convention d’entraide judiciaire en matière pénale et le second une convention d’extradition. «Ces deux conventions visent à établir une coopération plus efficace entre nos deux Etats en vue de lutter contre la criminalité organisée transfrontalière et l’impunité, notamment en raison des défis posés par la lutte contre la menace terroriste dans le bande sahélo-saharienne», précise le communiqué du gouvernement français repris par Libération.

Si ces deux conventions sont adoptées par l’Assemblée nationale française, la voie sera ouverte pour l’extradition de Ousseynou Seck alias «Akhenaton» ainsi que toutes les autres personnes visées par la justice sénégalaise et établies sur le territoire français.

«Akhenaton» fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans le cadre de l’enquête sur la «Force spéciale». C’est dans le cadre de l’exécution de ce mandat que Awa Dia dite «Nadine», la responsable de Pastef à Guédiawaye, a été arrêtée. Ce même mandat vise également le nommé «Dounkhaf», Ousmane Diouf, Yaya Cissé, Khadim Ndiaye, Babacar Ba et Max Killuminati.

«Akhenaton» est présenté comme un des financiers ou le financier de la «Force spéciale». Il a été localisé en France d’où il fait des sorties incendiaires contre le régime de Macky Sall.

La convention d’extradition signée entre le Sénégal et la France devrait faciliter son renvoi au pays. Le texte énonçant «l’engagement de principe des parties de se livrer réciproquement les personnes qui, se trouvant sur le territoire de l’une d’elles, sont poursuivies pour une infraction pénale ou recherchées aux fins d’exécuter une peine privative de liberté prononcée par les autorités judiciaires de l’autre partie à la suite d’une infraction pénale».

Avant, il était certes possible d’extrader un individu recherché d’un pays à l’autre. Mais la procédure était complexe et prenait beaucoup de temps. Désormais, renseigne L’Observateur, à la faveur de la convention d’entraide, elle prendra juste 15 jours et se réglera directement entre les ministres de la Justice des deux pays.

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