Affaire Ousmane Sonko : Scènes de pillages et arrestations à Dakar et à l’intérieur du pays

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Ousmane Sonko

Alors que l’opposant Ousmane Sonko se rendait à la convocation du juge d’instruction mercredi 3 mars, le député a été arrêté et conduit à la section de recherches, pour “troubles à l’ordre public”. Un incident pour le moins inattendu émaillé de scènes de pillages et d’une vague d’arrestations de militants et sympathisants du parti Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF).

Ce sont des scènes dignes d’un film hollywoodien que les Sénégalais ont vues hier à la suite de l’arrestation du principal opposant au régime de Macky Sall. Ousmane Sonko qui déférait à une convocation du juge du 8e Cabinet, Mamadou Seck a fini d’arriver entre les mains des gendarmes de la Section de Recherches de Colobane.

Station Total

Un scénario mal vu par des jeunes qui s’en ont pris à des firmes françaises implantées dans la capitale sénégalaise. Au total, quatre stations-services ont été pillées hier mercredi.

Enseignes Auchan

Comme pour dénoncer une main “invisible” de la France, les manifestants ont également ciblé les enseignes Auchan. Des Hlm à Castors jusqu’à Sacré-Cœur, au moins deux magasins ont été vandalisés et dépouillés de leurs marchandises par les jeunes noirs de colère.

Militants arrêtés

A Kédougou, six (6) militants du parti Pastef, dont un proviseur de lycée, ont été arrêtés par la police pour participation à une manifestation interdite. Ils sont détenus dans les locaux du commissariat central de la région. A Kaffrine également, le chargé de communication de Pastef a été appréhendé.

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Ousmane Sonko

Ousmane Sonko était attendu au palais de justice de Dakar mercredi matin, où il était convoqué par le juge d’instruction dans une affaire de viols répétés avec menaces de mort sur une employée d’un salon de beauté de Dakar. L’opposant avait d’abord affirmé qu’il ne se rendrait pas à la convocation, avant de changer d’avis, sur les conseils de ses avocats, de son guide religieux et de responsables de la société civile. Mais accepter cette convocation “n’est pas une abdication“, avait-il ajouté mardi, en appelant ses partisans à rester mobilisés.

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