Appel à la mobilisation pour la fin immédiate des violences faites aux femmes

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Les violences faites aux femmes doivent susciter l’intérêt de tous les acteurs, notamment les médias, les influenceurs, les leaders communautaires et religieux, lesquels doivent se mobiliser pour dire non à ce phénomène et y mettre fin, selon la directrice régionale d’Onu Femmes Afrique de l’Ouest et du Centre.   ‘’Tous les acteurs doivent se mobiliser pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles avec une approche holistique intégrant l’ensemble des segments de la société, des médias aux politiques en passant par les influenceurs, les activistes, les leaders religieux et communautaires, les +bajenu gox+ [marraines de quartier en wolof] et les forces de sécurité’’, a lancé Oulimata Sarr.   S’exprimant lors d’un point de presse à Dakar, elle a déclaré que ‘’la violence à l’égard des femmes fait obstacle à la réalisation de l’égalité des chances entre les sexes, à l’autonomisation des femmes, au développement et à la paix’’.   Elle a rappelé que c’est le lancement, le 25 novembre prochain, des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, qui est le prétexte de cette rencontre avec la presse.   ‘’C’est un moment de mobilisation qui permet de mettre le sujet au-devant de la scène comme le 8 mars autour de la femme’’, a-t-il souligné, indiquant néanmoins que ‘’le travail se fait au quotidien’’. Selon elle, ‘’changer de normes sociales prend du temps et nous avons besoin de tous pour la mobilisation’’.   Oulimata Sarr préconise une ‘’approche holistique’’ face aux violences faites aux femmes. Elle déclare que ‘’la campagne nous donne l’occasion de mobiliser les troupes et de dire non’’.   Depuis 1991, une campagne mondiale se tient chaque année du 25 novembre au 10 décembre, pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles et mobiliser les acteurs de tous bords autour de cet objectif.   Elle estime que la sensibilisation des femmes, des filles, des hommes et des garçons sur les stéréotypes de genre et sur les pratiques néfastes est essentielle pour ‘’l’élimination de la violence faite aux femmes et pour le renforcement de relations respectueuses entre sexes’’.   ‘’Les faits de société relayés chaque jour par les médias et les réseaux sociaux montrent que les violences faites aux femmes sont une réalité dans notre société et nous devons dire zéro tolérance’’, a-t-elle ajouté.    Elle a rappelé que ces violences sont considérées par le Secrétaire général de l’ONU comme ‘’la pandémie de l’ombre’’. D’après elle, elles ne sont pas un fait social nouveau, mais un fait qui marque cette décennie à travers l‘objectif de développement 5 qui vise l’élimination de la vie publique et privée de toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles.   ‘’Le Sénégal s’est doté d’une loi qui criminalise le viol. Cela relève d’une volonté politique, d’une mobilisation de la société civile suite à des cas de viols, de meurtres, mais la loi ne suffit pas, il faut la réglementation et sa dissémination’’, a-t-elle ajouté    La directrice de la famille, Dr Fatou Faye Dème, assure que ‘’le Sénégal est déterminé à intensifier la sensibilisation sur les droits fondamentaux des femmes afin d’aboutir à l’élimination des actes de violence perpétrés à leur endroit’’.   Elle a également signalé la mise en place d’un système national de gestion des données sur les violences basées sur le genre.   Il est prévu pendant les 16 jours que va durer la campagne, des activités de sensibilisation, de formation, un gala de boxe féminin, une campagne digitale sur les stéréotypes et une rencontre avec les parlementaires.

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