Ce que Ousmane Sonko, Thomas Sankara  et Patrick Lumumba ont en commun et qui n’a jamais prospéré !

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Décidément, les uns après les autres, les candidats à la candidature à la Présidentielle de 2019 ont fait,chacun en ce qui le concerne, sa déclaration de candidature dans un format qu’il a librement choisi.

Le larder de Pastef, Ousmane Sonko, vient de faire la sienne dans un format inédit  qui l’a mis face à des panélistes de haute facture intellectuelle et de journalistes politiques chevronnés avec comme prétexte des débats, le livre qu’il a écrit, intitulé «Solutions», qui décrit sa vision politique et les batteries de mesures qu’il compte mettre en œuvre pour transformer profondément le Sénégal sous toutes les coutures.

Justement, Ousmane Sonko, le capitain Thomas Sankara et Patrick Lumumba, qu’ont-ils en commun et qui n’a jamais prospéré ? C’est le discours politique virulent contre les pratiques nuisibles certes, aux économies nationales africaines et contre les atteintes  avilissantes perpétrées contre la souveraineté nationale des Etats du continent.

Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a promis de renégocier les contrats pétroliers et gaziers que le Sénégal a eu à contacter, de revoir  le code général des impôts actuel et de faire quitterles bases militaires étrangères au Sénégal.Dans la lutte contre le terrorisme, ila déclaré que l’on doit apprendre à nous défendre par nous-mêmes et par nos propres moyens.

L’Occident s’en est pris au capitaine Thomas Sankara et à Patrick Lumumba pendant qu’ils  étaient au pouvoir. Avec l’appui de traîtres nationaux, ils les ont envoyés de vie à trépas. Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, lui,n’est pas encore arrivé au pouvoir mais il est candidat à la candidature à la Présidentielle de 2019.

Ces mêmes forces obscures qui ont eu  raison du capitain Thomas Sankara du Bourkina Fasso, de Patrick Lumumba de Congo Kinshasaet du guide libyen Mommar Kadhafi,vont-elles laisser le leader de Pastef, Ousmane Sonko,accéder au pouvoir tout en sachant qu’il menacera leurs intérêts commerciaux et industriels, une fois qu’il sera élu Président de la République du Sénégal ? That the question !

Sur ce point, on m’a rapporté que le feu Khalife général des Tidianes, Sérigne Abdoul Aziz Daba à chaque fois qu’il  se rendait à Dakar, il demandait en cours de route à son chauffeur de bifurquer et de s’arrêter un moment avant de reprendre le chemin. Quand on lui a demandé pourquoi faisait-il cela ? Il avait répondu «  Si vos ennemis savent, où vous voulez  aller, vous risquez de ne pas arriver votre destination »

Sur un autre registre, un valet avait demandé à son baron : qu’est-ce qu’il faut, pour être un bon politicien ? Il lui répondit « Un, il faut dire toujours le contraire de ce que l’on pense. Deux, il faut être en bonne santé. Trois, il faut de l’argent pour acheter la conscience des populations. »

Le leader de Pastef, Ousmane Sonko aurait mieux réussi sa déclaration de candidature à la présidentielle qui est tout à fait originale. En le regardant sur scène, on sent qu’il a improvisé son discours.En plus, il aurait pu profiter de cette occasion pour lancer son slogan de campagne s’il en possède un par lequel il va se distinguer des autres candidats (Exemple :Ensemble, changeons le Sénégal). Cependant, pour que cela soit, cela suppose qu’un travail de communication soit fait en amont.

Sur un autre plan,un film (court-métrage) tourné dans un champ en Casamance, sur l’agriculture, en particulier,sur  le « kadjandou » un instrument cultural Djola, projeté lors de cette déclaration de candidatureest passé complètement à côté de l’objectif pédagogique qu’on aurait assigné à une telle forme de communication. Grosso modo, le film montre le leader de Pastef, Ousmane Sonko avec le « Kadjandou » en train de labourer le sol.  Ce qui est en porte à faux avec la réalité. Car M. Ousmane Sonko n’est pas un cultivateur, même s’il sait utiliser le « Kadjandou ».

Le principal objectif de sacommunication, c’était de montrer l’immobilisme au moyen âge des moyens de production agricole des paysans dans cette partie du pays et ce qu’il compte faire pour changer la  situation. Il y a un faux raccord de sens. Bref ! Sur ce, il fallait donner la parole à un paysan par exemple dont les moyens de production agricole sont fixés dans le moyen âge en lieu place pour s’exprimer sur ce qu’est savie. Cela ne devrait pas empêcher au leader de Pastef, Ousmane Sonko,d’expliquer naturellement sa politique agricole et les mesures qu’il compte mettre en œuvre, une fois qu’il sera élu, pour changer la situation.

Au finish, le discours politique virulent des leaders africains contre l’Occident n’a apporté jusqu’ ici à ses auteurs, que des ennuis politiques voire la mort.En conséquence, la réale politique, exige du leader de Pastef, Ousmane Sonko d’en tirer les leçons  et changer viscéralement, l’orientation de son discours politique s’il veut se donner une chance et les moyens d’arriver, un jour, au pouvoir. Ce n’est pas en opposant ces concitoyens sénégalais aux occidentaux et ce n’est pas non plus en menaçant les intérêts commerciaux et industriels de ces derniers qu’il arrivera au pouvoir.

Sans parti  pris. Que le meilleur, pour le Sénégal, gagne !

Vive le Sénégal !

Vive la République !

Par Baba Gallé DIALLO

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