La CAF encore perdante dans les éliminatoires des Coupes du monde

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La Confédération africaine de football (CAF), bien que constituée de 54 fédérations membres, doit encore se contenter de cinq places et attendre mars prochain pour connaître ses représentants au Mondial 2022, tandis que 10 des 13 équipes d’Europe attendues à cette compétition sont déjà connues.

L’UEFA, avec 55 fédérations, se taille la part du lion en envoyant 13 pays sélections nationales à la phase finale de la Coupe du monde, avec tout ce que cela comporte comme retombées financières directes et indirectes.

La Fifa gâte les équipes qualifiées au Mondial.

Concernant la zone UEFA, ses puissants clubs ont négocié et obtenu de l’instance chargée du football mondial qu’elle dédommage les équipes dont les footballeurs jouent la phase finale de la Coupe du monde.

Il est évident que les grands clubs européens tireront les plus grands bénéfices d’une telle décision. Par exemple, Liverpool tirerait profit d’une qualification de l’Angleterre, mais aussi du Sénégal, le pays de Sadio Mané, et de l’Egypte, celui de Mohamed Salah.

A la Coupe du monde 2018, le gardien sénégalais Khadim Ndiaye avait permis au Horoya AC de tirer profit des dividendes de la sélection du gardien pour le Mondial 2018. Mais aucun club sénégalais n’avait bénéficié de la sélection d’un joueur en équipe nationale.

En définitive, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie, voire la CONCACAF, qui réunit les pays d’Amérique du Nord et du Centre, sont les dindons de la farce de ces éliminatoires. L’Amérique du Nord et du Centre ne doit avoir que 3,5 représentants à la Coupe du monde. Trente-cinq pays de cette zone ont participé aux éliminatoires.

L’Asie, le continent le plus peuplé du monde, avec 46 pays, aura droit à 4,5 représentants au Mondial. Aucun quota n’est prévu pour l’Océanie.

Son représentant doit jouer un match de barrage contre une sélection asiatique ou d’Amérique du Sud qui, avec seulement 10 pays, peut envoyer cinq représentants à la compétition mondiale.

Dans le texte, c’est plutôt 4,5, le dernier étant appelé à jouer souvent un match, lors des barrages, contre un représentant de l’Océanie.

A la Coupe du monde 2026, le nombre de pays représentés passera de 32 à 48. L’Europe passera aura 16 places directes, tandis que pour l’Afrique, le quota évoluera de cinq à neuf, avec la possibilité d’un 10e représentant qui peut se qualifier par les barrages.

C’est certes un progrès, mais ce n’est pas encore suffisant, puisque la participation à une phase finale de Coupe du monde change l’écosystème du football d’un pays.

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