Le mercato n’est pas profitable aux pays africains

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La France est connue pour accueillir, année après année, des joueurs africains. Déjà présents dans les centres de formation, les différents éléments choisissent, plus tard, leur nationalité sportive et prennent très souvent à coeur leurs origines africaines.

 

À chaque Coupe d’Afrique des Nations, les écuries de l’Hexagone peuvent d’ailleurs se rendre compte du nombre impressionnant des joueurs partis pour disputer la compétition la plus grande du continent et représenter fièrement leurs couleurs. L’économie autour du marché africain profite donc de l’une des principales ligues européennes : la Ligue 1. En revanche, au niveau de l’aspect financier, l’Afrique ne profite pas forcément des moyens du Vieux-Continent puisque la plupart des joueurs restent formés en France.

 

Dans le même temps, Bwin a consacré une longue étude aux origines des joueurs transférés. Comme l’Afrique, l’Amérique du Sud constate une perte considérable de joueurs partis en Europe. Les pays les plus concernés sont l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay. Un handicap qui se creuse de plus en plus pour les clubs, habitués à baser leur économie sur l’achat/revente de joueurs à fort potentiel.

 

Cette tendance du marché actuel est surtout marquée par l’habitude des clubs à recruter au sein de leurs frontières. Dans chaque pays, les clubs ont leurs préférences quant aux marchés sur lesquels ils cherchent leurs joueurs. Par exemple, les clubs italiens préfèrent acheter à d’autres clubs italiens. Les deux-tiers des joueurs partis ces 10 dernières années pour un club de la Serie A avaient déjà un contrat avec un autre club italien. Cette donnée est pratiquement équivalente en France. Les clubs de Ligue 1 recrutent à 58,3% dans leurs terres, seuls le PSG et l’AS Monaco représentent véritablement des acheteurs compulsifs sur les marchés européens. 31,2% des joueurs débarquent en France en provenance d’un autre club européen. Hors Europe, le taux baisse à 10,5%.

 

À l’inverse, la Premier League est celle qui prospecte le plus souvent au-delà des frontières, comme en témoigne, cette année encore, les transferts records. Benjamin Mendy, Bernardo Silva, Tiémoué Bakayoko ont quitté Monaco pour l’Angleterre, au même titre que Jesé, Serge Aurier, Grzegorz Krychowiak ou encore Alexandre Lacazette.  Si 50% des joueurs sont bien recrutés au sein des terres anglaises (comme Romelu Lukaku d’Everton à Chelsea), , 44,8% des joueurs débarquent de toute l’Europe. D’autres mouvements comme Alvaro Morata (Real -> Chelsea pour 80 millions d’euros) sont à constater. Toutes ces nouvelles habitudes conduisent donc, forcément, à des pertes conséquentes pour le marché africain.

 

Les joueurs qui souhaitent réussir au haut-niveau doivent forcément passer par de étapes intermédiaires afin d’atteindre les sommets du football européen. En revanche, l’économie du football reste très casanière et ne sort pas du continent. Malgré un vivier de jeunes talents très intéressants, les clubs africains et les fédérations ne touchent donc que très peu d’argents à travers tous les transferts de joueurs. Aujourd’hui, plusieurs stars d’Afrique jouent dans les plus grands clubs européens, comme Yaya Touré à Man City, Sadio Mané à Liverpool ou Koulibaly à Naples. De quoi promouvoir le football africain ?

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