Le «monstre» Wade va t’il «manger» le novice Sonko ? (Par Ibrahima Faye)

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Abdoulaye-Wade-Ousmane-Sonko

Je suis un jeune Sénégalais qui a une estime sans faille sur le parcours politique de Ousmane Sonko même si  je milite pas à Pastef. Il est facile grâce à la magie du web de suivre tous ces directs via mon portable. Ousmane  Sonko me fascine a tout point de vu, c’est pourquoi quand un rapprochement de Wade-Sonko se profile dès le lendemain de ses vœux de fusiller tous les anciens présidents du sénégalais pour incompétence. Je me pose des questions légitimes et la réponse qui est plus à ma portée est que Ousmane Sonko est un homme pressé de gravir les marches du palais de la république 6 Avenue du Pr LSS.

La politique est le seul champ de bataille dont Ousmane Sonko ignore les codes. Il y a fait une entrée réussie depuis la création de Pastef, Ousmane Sonko avance sûrement pas à pas vers un destin radieux. Le parti Pastef a surmonté les Législatives «avec plus fort reste » et se dirige vers  l’élection présidentielle avec beaucoup d’espoir et honnêtement il a tout pour réussir en politique. Il est intelligent, courtois et un peu drôle comme Me Wade bref c’est Wade à ses 49 ans. Depuis le début de la campagne j’ai suivi le candidat Sonko avec beaucoup d’intérêts sur sa page Facebook sans pour autant lui assurer mon vote au soir de l’élection  du 24 février 2019.

Lors de sa tournée dans la diaspora plus précisément en Italie, si je ne me trompe pas, un militant ou un sympathisant de Pastef l’a interpellé sur sa future alliance avec Wade. Sonko avait répondu qu’il ne cracherait pas sur un soutien de Wade pour le 24 février prochain. J’ai ressenti dans sa réponse un peu de tergiversation. Toujours grâce à la magie du web j’ai vu qu’il n’était pas à son aise habituel. Tout ce que je peux vous dire Monsieur Sonko, c’est de faire attention à l’ogre Abdoulaye Wade. Pour la gouverne de Sonko, un ogre est un personnage de contes, sorte de géant se nourrissant de chair fraîche et dévorant les petits enfants.

Abdoulaye Wade est habitué des faits. Depuis la création de son parti, le Pds, l’ogre Abdoulaye Wade en a dévoré des dizaines d’hommes politiques qui lui ont voué toute leur vie. De Serigne Diop à Ousmane Ngom en passant par feu Boubacar Sall, surnommé le lion du Cayor à cause de son indéfectible courage, Fara Ndiaye, Idrissa Seck, Aminata Tall et Macky Sall tous ont goûté à l’amer sauce  de l’ogre Abdoulaye Wade. Comme le dit l’adage wolof : «Si tu veux savoir si quelqu’un est bien demande à ces parents.» Comme on est en politique, ces parents sont listés ci-dessus.

Je demande à Ousmane sonko comment il peut avoir confiance à un homme que ces compagnons décrivent comme quelqu’un de nuancé, de haineux et qui a peur du vide. Peut être il a vieilli, il est attachant à certain égard mais en politique, les vrais tueurs ont rarement la gueule de l’emploi. On dit que Me Wade est un haineux, je peux te jurer qu’il se vengera de vouloir le fusiller! Parole d’un cousin.

C’est à croire que depuis 2012, Me Wade continue à chercher des inconnues dans une équation qui se veut gagnante à tout prix. Abdoulaye Wade, ancien président de la République, nous a vendu depuis 2012 pour son fils Karim Wade. Sa trouvaille quant à l’une de ces inconnues, la plus cruciale qui soit: un chef de parti jeune, ambitieux, enthousiaste, nanti d’un bon vouloir sans équivoque et qui répond du nom de Ousmane Sonko.

Le choix de Wade n’est pas établi simplement sur des critères fort louables et bien vendeurs, mais également sur le fait que le leader de Pastef lui «mangerait un peu dans la main». Il serait sa marionnette qu’il saura contrôler et orienter à sa guise, à l’endroit de ses intérêts.

Les calculs du président Wade n’intègrent pas des paramètres venus d’ailleurs, mais la seule constante de sa vie politique post 2012 est amené son fils Karim Wade au palais comme l’a fait le clan Bong , Kabila et Tshisekedi. Le paradoxe de la dévolution monarchique en l’Africaine est que leurs fils sont devenus Présidents après la mort de leur papounets .Vivement que Karim Wade ne soit pas président de sitôt car on adore notre gorgui national.

Cela nous a conduits à devenir de lamentables spectateurs d’une guerre qui n’est certainement pas la nôtre. Une guerre de clans, de positionnement, et qui profitera uniquement à ceux qui la livrent, ce serait sûrement Me Wade qui en sortira vainqueur.

Ibrahima faye

ibrahimalafayette@gmail.com

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