Sadio Mané, futur Ballon d’or : de la « disgrâce » à la gloire !

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Uganda's defender Bevis Mugabi (R) pulls Senegal's forward Sadio Mane's (L) jersey during the 2019 Africa Cup of Nations (CAN) Round of 16 football match between Uganda and Senegal at the Cairo International Stadium in the Egyptian capital on July 5, 2019. (Photo by MOHAMED EL-SHAHED / AFP) (Photo credit should read MOHAMED EL-SHAHED/AFP/Getty Images)

Ce 16 février 2018, j’avais décidé de prendre la plume pour vous écrire via Facebook, après avoir ressenti tant de joie en vous voyant retrouver vos marques à Liverpool. Vous m’avez fait aimer de nouveau le foot.

Ne pouvant plus être footballeur en raison d’un handicap qui s’est manifesté par des essoufflements, j’avais perdu le goût du football, au point de ne suivre que rarement certains matchs. Parmi les rares clubs que je regardais de temps en temps, se trouve celui de Liverpool. C’est en vous regardant jouer, surtout pendant une période où vous sembliez avoir des difficultés pour exprimer toutes les potentialités que vous avez dans les jambes, que ma passion pour le foot est revenue peu à peu.

En tant que patriote, il était de mon devoir de vous soutenir, par amour, par le verbe (vous défendre face à des « attaques » de certaines gens), et même par mon chapelet, implorant des Noms Sublimes du Créateur pour que vous retrouviez votre jeu. Je lisais souvent la tristesse sur votre visage, un brin de découragement, d’« in-compréhension » de vos échecs, par vous et votre entraineur, CLOPP, qui commençait à vous mettre assez tôt sur le banc, alors que vous aviez encore envie de rester sur le terrain. Vous vous demandiez « certainement », non me semblait-il, pourquoi vous ne marquiez pas des buts, pourquoi vous perdiez cette assurance que vous aviez, tant au niveau des tirs, des passes décisives que des dribles.

Mais c’est alors, qu’intelligemment, vous avez commencé à jouer un peu en retrait, mettant en avant vos facultés de jeu collectif, organisateur par-ci, passeur par-là. Vous veniez ainsi de renoncer à percer la cage des gardiens de but.  Mais une fois que « votre football » est revenu, vous avez renoué avec votre caractère de « flingueur », et cela, au grand bonheur de tous vos supporters.

Dans un message privé que vous pouvez retrouver dans votre compte Facebook, j’écrivais, avec conviction (je vous y tutoyais) :

« Avant tout, je suis hyper content de ton triplé. Le meilleur reste à venir ! Mais je tiens à te dire que jusqu’à présent, tu n’as exploité que les 25 pourcents de tes véritables capacités. Si seulement tu savais le don que tu as… Billaahi, tu peux mieux faire et aller très loin. Nous avons un ami en commun qui sait très bien ce que je dis, puisque je lui en parle souvent. Tu es un champion. Ne doute jamais de toi. Jamais, Jamais, Jamais ! Et n’hésite jamais quand tu prends une décision dans le jeu. Assume tout (décision de frappes, de tire de pénalty, de coup-franc) ! Et même quand, au finish, le résultat est négatif, ne t’ébranle jamais.

Les grands champions gardent la tête haute. Je veux que tu évites le syndrome Benzema, celui du « Doute ». » Ainsi avais-je terminé mon message sur Facebook.

Afin d’illustrer les « états de faiblesses » qui arrivent aux footballeurs, , je prendrai le cas de ce joueur du Real de Madrid, Benezéma. Tout le monde sait que Benzéma est un grand footballeur, mais à force de jouer en pensant à ses échecs, il était, à un moment, psychologiquement diminué. J’ai eu aussi beaucoup de peine pour lui, mais je continuais de croire en lui, au moment où beaucoup de supporters du Real, tenaient à son encontre des propos acrimonieux. Heureusement, grâce au soutien de son entraineur, Zidane, comme toi, il a retrouvé toutes ses sensations footballistiques.

Sadio Mané, si ce sont les prières, en dehors du talent, qui font gagner le Ballon d’Or mondial, sache que tu l’auras, inch’Allah !

Un homme pour qui Daaka a prié, un homme pour qui, Mansour Sy Jamil de Tivavouane a prié (et tant d’autres encore), un homme qui est bienveillant envers son pays, son village, et ses parents ne peut que réussir.

We will never let you down !                                

 Par Malick GAYE

Sociologue et artiste

[email protected]

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