Sonko-Bougane : Une relève aux antipodes du « système » !

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Ousmane Sonko le leader  de Pastef les patriotes et Bougane Guèye Dany le chef de fil du mouvement politique Geum Sa Bopp,  apparaissent aujourd’hui,  aux yeux  des sénégalais,  comme des « antisystèmes ». Il sont jeunes, talentueux, débordant d’ambition et prêts à changer l’arrière-boutique des sénégalais qui veulent faire de la politique autrement. Mais dans un « système » dont les sénégalais ont du mal à se départir, arriveront-ils à réussir ce challenge ?

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Bougane Guèye Dany, le leader du mouvement Geum Sa Bopp et Ousmane Sonko le Pastef les Patriotes en chef émergent du lot des leaders les plus en vus au sein du landerneau politique national.

La nouvelle conscience citoyenne de la jeunesse sénégalaise a enfin trouvé en eux de jeunes leaders qui ont sonné la rupture d’avec la politique politicienne en cours depuis plusieurs décennies.Ils ont enclenché le processus.

Il se définissent ainsi comme des « antisystèmes » déterminés à changer la mentalité de nos compatriotes en les inculquant des valeurs. Mais en politique, peut-on parler de valeur ?

Dans un monde fait de trahison, de crocs-en-jambes et de manœuvres burlesques, peut-on espérer formater la jeunesse au point d’obtenir d’elle un nouveau type de sénégalais ?

Loin de vouloir répondre de but-en-blanc à cette problématique,  la tâche s’annonce déjà  ardue, car,  de 1960 à nos jours, les mentalités n’ont pas évolué sur le plan politique. Sous nos cieux, on vote l’homme et non son programme.

L’homo  « senegalensis » ne fait pas distinguo entre le militant et l’électeur.  Le Sénégalais appauvri ne comprend pas le mot conviction mais il comprend le politicien qui le soudoie.

Par le truchement des affinités, l’on fait voter sans réfléchir en perspectives de la gestion  efficiente de la cité. Quand les mallettes sont remplis d’argent, l’on peut, à la veille du vote, inverser les tendances les plus tenaces.

L’Etat qui organise les élections est toujours juge et partie. Les promesses électorales  des candidats aux  postes électifs finissent par se disperser en anecdotes. Le militantisme ne se base plus sur des idéaux démocratiques mais sur l’approche partisane  du chef de parti.

Egalement,le mode de scrutin en vigueur est beaucoup plus profitable au « système » qu’aux sénégalais. La notion d’école du parti est bannie au profit du « diktat »imposé par les formations politiques au « système ». Les impaires qu’engendre la manière de faire de la politique font légion sous nos cieux.

Ousmane Sonko et Bougane Guèye Dany entendent de facto, par l’affinement de leurs stratégies, changer de paradigmes et faire faire autrement de la politique. Mais ils se heurtent à un « système » ancré qui perdure et qui ne serait pas prêt  a être remplacé par un coup de baguette magique.

Ainsi, pour venir à bout de ces manquements qui accablent politiquement   nos compatriotes, ces deux jeunes leaders sont tenus d’être à cheval sur ce qui est communément appelé  » le système » et les antisystèmes ». La politique étant par essence une logique qui n’a point de logique.

A contrario, ils risqueraient de virevolter pendant plusieurs décennies au sein du landerneau politique national avant d’accéder  probablement au pouvoir.

Et le « système » aussi irréaliste qu’il soit continuera d’avoir le dessus sur les « antisystèmes puisque les sénégalais pour la plupart, ne sont pas prêts ou aptes à embrasser la « philosophie » de cette relève. Une « philosophie » qui fait ses preuves dans les grandes démocraties. Ou alors, il faudra du temps au temps pour inverser la tendance avec la jeunesse sénégalaise.

Assane SEYE-Senegal7

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