Une femme de ménage arrêtée pour interruption volontaire de grossesse « j’ai mis le fœtus dans un sachet, Puis… »

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Une femme de ménage arrêtée pour interruption volontaire de grossesse « j’ai mis le fœtus dans un sachet, Puis… »

Enceinte des œuvres de son copain, A. A. Diop, 21 ans, avait caché sa grossesse à tout son entourage. Pour éviter d’être la risée du quartier, elle décide de se débarrasser de son fœtus.

Le jour des faits, rapporte Rewmi Quotidien dans sa parution du jour, la femme de ménage se rend chez sa grande sœur et met à exécution son plan diabolique.

Alors qu’elle se tordait de douleur, sa frangine lui remet un sirop et une tisane dénommée « Soigne tout ». Après avoir ingurgité les médicaments, la mise en cause se débarrasse de son fœtus de 19 semaines à 6h du matin.

Ensuite, elle le met dans un sachet avant de le jeter sur une plage de la place. Elle sera démasquée par un témoin de la scène, qui a alerté les gendarmes.

Placée sous mandat de dépôt le 29 septembre dernier, la prévenue, attraite devant le tribunal des flagrants délits de Dakar hier, pour interruption volontaire de grossesse, révèle qu’elle a eu un rapport sexuel le jour de la Korité.

« Je ne savais pas que j’étais enceinte. Je n’ai observé aucun changement sur mon corps. J’ai pris quatre cuillères de sirop. Quand j’ai vu le fœtus, j’ai eu peur. J’ai coupé le cordon ombilical avec un couteau et j’ai mis le fœtus dans un sachet. Puis, je me suis rendue à la plage pour le jeter », relate-t-elle.

Entendue à titre témoin, la sœur de la comparante confie que cette dernière a pris la clef des champs, après avoir expulsé le fœtus de son ventre.

« Elle se plaignait d’une insomnie. Sur ce, je lui ai remis le sirop de mon petit garçon et une tisane. Lorsqu’elle s’est levée à 6h du matin, le fœtus est tombé. C’est à ce moment que j’ai su qu’elle était enceinte. Paniquée, j’ai contacté ma mère en vain pour la dénoncer », fait-elle savoir.

Estimant les faits constants, le représentant du Ministère public a requis deux mois d’emprisonnement ferme contre la prévenue.

Conseil de celle-ci, Me Youssoupha Camara a sollicité une application bienveillante de la loi.
Lors de son délibéré, le président du tribunal a infligé une peine d’un mois ferme à la prévenue.

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